20 avril 2021

Quand le bureau devient notre bourreau : l’acoustique, le véritable problème des open space

Si le bruit était réservé jusqu’il y a quelques dizaines d’années au milieu industriel traditionnel ainsi qu’au secteur de la construction, ce dernier a investi  progressivement nos bureaux, en particulier les open space.

Les bureaux ouverts, les plateformes logistiques ou encore les calls centers sont autant de lieux qui font face à ce problème. Si les évolutions sociétales combinées aux évolutions technologiques sont à l’origine de l’émergence de ces nouveaux espaces, octroyant liberté et créativité, les nuisances sonores en sont le revers de la médaille.

L’open space, une espace plein de vie mais aussi de bruit

Des activités impliquant l’utilisation intensive du téléphone comme c’est le cas dans les centres d’appels, aux activités peu coopératives de l’administration, le partage de l’espace dans des environnements ouverts est une donnée essentielle pour l’entreprise. Le fait de pouvoir s’isoler est l’assurance pour le salarié d’être suffisamment concentré pour exercer son activité professionnelle. Hors, la recherche de la synergie des collaborateurs, par la mise en place d’espaces collaboratifs, laisse peu de place à la tranquillité.

Le passage permanent des collaborateurs dans les circulations, le bruit de fond des communications verbales et des équipements (VMC, copieurs…), les sonneries de téléphones sont autant de perturbateurs sonores venant entraver la productivité des cols blancs.

Ajoutez à cela, les nuisances traversant les doubles vitrages des immeubles, tels que les klaxons des automobiles, le vacarme des engins de chantier à proximité… Et vous obtenez la recette d’une gêne continuelle, impactant de nombreux aspects de la vie d’entreprise.

Des chiffres qui en disent long

18% des actifs exercent leur activité dans des open space et selon l’Institut National de Recherche Scientifique (INRS), le bruit est pour eux la première source de désagrément, se plaçant juste devant l’éclairage ou la qualité de l’air.

Ce résultat n’est pas étonnant puisque tout comme nos yeux sont mobilisés du matin au soir par les écrans d’ordinateur, les écrans de télévision, la conduite sur le trajet professionnel, nos oreilles  n’ont pas de répit acoustique. Entre les pods-cast sur téléphone ou la musique durant les activités sportives, les capacités auditives sont continuellement réquisitionnées. Sur une durée d’une heure, cela semble sans conséquence, pourtant le danger est toujours insidieux et à proximité.

Le bruit : un impact néfaste sur la santé et la productivité des collaborateurs

A supposer que le bruit ne soit pas perçu comme néfaste immédiatement par l’employé, les chercheurs sont catégoriques : sur un temps prolongé les dégâts peuvent être irrémédiables. Du simple stress à l’irritabilité, en passant par les troubles du sommeil, l’impact des parasites sonores peuvent engendrer des problèmes auditifs de plus longue durée. Les bourdonnements, les acouphènes ou même une surdité définitive ne sont pas un risque à prendre à la légère.

D’autant plus que toutes ces défaillances ne sont pas sans conséquence pour l’employeur puisque la réalisation des tâches qui incombent au salarié devient difficile. Diminution de la qualité du travail, accidents dus à un manque de vigilance et absence prolongée sont l’expression directe de ce phénomène.

Ce que dit la loi et la réponse des employeurs

Là où le bât blesse c’est que la loi n’impose pas de réglementation pour ce type d’environnement. Les entreprises doivent avoir un plan d’action afin de protéger leur personnel uniquement lorsque les nuisances sonores franchissent le seuil de 80 dB sur une journée de 8h. Hors dans ce type d’univers, il dépasse rarement 70 dB et apparaît plus irrégulier. A titre de comparaison, un aspirateur génère des sons oscillants entre 75 dB et 85 dB. Pourtant l’Organisation Mondiale de la Santé préconise un niveau maximum de 55 dB.

Afin de surmonter ce problème, les entreprises préconisent le port d’EPI comme des bouchons d’oreilles, toutefois pour de nombreux collaborateurs cela n’est pas suffisant et pas adaptés à leur poste. Si vous aussi vous souhaitez comprendre l’impact des nuisances sonores sur le confort et la productivité du personnel, alors le questionnaire GABO (Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts) de l’INRS est fait pour vous.

Les systèmes D des collaborateurs

Comment conserver sa bulle personnelle dans un environnement ouvert ? Telle est la question que se posent la plupart des employés aux fonctions administratives et autres fonctions commerciales.

Certains privilégient l’utilisation de salle de réunion disponible pour gagner en concentration, d’autres passent leur appels téléphonique dans un coin isolé du couloir afin d’obtenir plus d’intelligibilité et de confidentialité, enfin les derniers se parent d’un mur invisible par l’utilisation de casque à réduction de bruit.

Néanmoins, ces méthodes vont à l’opposé de la finalité recherchée, à savoir créer un modèle d’organisation permettant d’améliorer la performance de la structure.

Mieux vaut prévenir que guérir 

Pour ne pas se retrouver confronté à ce genre de problématique, l’idéal est de penser la gestion du bruit dès la conception des locaux. Pour l’entreprise, c’est moins couteux et cela lui permet d’avoir une réflexion globale de tous les risques confondus (thermique, acoustique, risque incendie). Celle-ci peut par exemple mettre à l’écart les activités commerciales qui émettent des niveaux sonores élevés.

D’autant que plus les décibels sont importants, plus les capacités auditives diminuent et plus le ton monte, c’est un véritable cercle vicieux. En plus de la disposition des pièces, le choix des matériaux est aussi primordial. Faire appel en amont à un ergonome et/ou à un acousticien est le bon réflexe.

Effispace, la marque qui corrige l’acoustique de votre open space

Lorsque le bâtiment est déjà debout et que les employés sont en place et se plaignent du bruit, Dufisol, par sa marque Effispace, intervient pour traiter vos open space. Nos techniciens agissent comme de véritables acteurs de terrain.

Selon la problématique décelée, ils peuvent intervenir sur vos plafonds, installer des claustras mobiles, des écrans rigides de séparation et bien d’autres solutions acoustiques efficaces peuvent répondre à ce diagnostic.

Comme le dit le slogan Effispace « On a tout pour bien s’entendre ».